Maladie hollandaise de l'orme

Contrôle d'espèces de type Maladie
  • Latin : Ophiostoma ulmi (Buisman) Nannf.
  • Français : Maladie hollandaise de l'orme
  • Anglais : Dutch elm disease
  • Sous-division : Ascomycota
  • Ordre/classe : Ophiostomatales
  • Synonyme(s) : Ceratocystis ulmi (Buisman) C. Moreau , Ceratocystis ulmi (Buisman) C. Moreau , Pesotum ulmi (M.B. Schwartz) J.L. Crane & Schoknecht
Contrôle

Introduction

Maladie hollandaise de l'orme

Lois

Cette maladie fait l'objet de multiples directives de l'Agence Canadienne d'Inspection des Aliments :

Directives

  1. D-97-07 : Directive provisoire sur le transport intérieur de matériel d'orme (Ulmus spp. et Zelkova spp.) visant à empêcher la propagation de la maladie hollandaise de l'orme causée par Ophiostoma ulmi (Buisman) Nannf. et Ophiostoma novo-ulmi (Brasier) au
  2. D-98-08 : Exigences relatives à l'entrée au Canada des matériaux d'emballage en bois produits dans toute région du monde autre que la zone continentale des États-Unis
  3. D-01-12: Phytosanitary Requirements for the Importation and Domestic Movement of Firewood
  4. D-02-02: Plant Protection Import Requirements for Rooted, or Unrooted Plants, Plant Parts, and Plants In Vitro for Planting
  5. D-02-12 : Exigences relatives à l'importation de produits de bois non manufacturé et d'autres produits de bois non destinés à la multiplication (sauf les matériaux d'emballage en bois massif), provenant de toutes les régions autres que la partie continentale des Etats-Unis

Contrôle

1. Mécanique et sylvicole

Un plan de lutte intégrée instauré rapidement permet de réduire l'intensité des épidémies de la maladie hollandaise de l'orme (Euale et coll. 1977). La progression d'une épidémie suit l'état de la population des vecteurs de la maladie, les scolytes, dont les deux principaux sont le scolyte européen, Scolytus multistriatus, et le scolyte indigène, Hylurgopinus rufipes. Le programme doit donc comprendre des mesures sanitaires visant à diminuer la population de scolytes. Tous les arbres atteints de la maladie devraient être abattus et détruits pour éviter que les insectes allant s'y reproduire se contaminent avec des spores d'Ophiostoma novo-ulmi et aillent infecter d'autres arbres. De même, tous les arbres ou les parties d'arbres morts ou moribonds adéquats à la reproduction des scolytes devraient être détruits (Direction de l'environnement et de la protection des forêts 2003). Le déchiquetage des souches est aussi recommandé. L'élagage des branches flétries sur tous les ormes réduit l'inoculum du champignon et le potentiel de reproduction des scolytes. Lorsque possible, il faut couper 3 m plus bas que la dernière coloration de l'aubier visible. Si les outils de coupe viennent en contact avec les parties affectées, il faut les désinfecter (Thibault 1993). Les arbres abattus gardés comme combustible doivent être écorcés. Les meilleures façons de se débarrasser du matériel enlevé est l'enfouissement et le brûlage (Direction de l'environnement et de la protection des forêts 2003).
Toutefois, une fois le champignon établi dans un peuplement, il est quasi impossible de l'éradiquer complètement. Un programme de surveillance continu des ormes doit être implanté pour dépister précocement les arbres atteints. Des inspecteurs compétents devraient effectuer plusieurs rondes de surveillance entre mai et août. Le dépistage hâtif des ormes touchés par la maladie permet de réduire considérablement les pertes d'arbres.
L'élagage et la coupe d'arbres atteints peuvent se faire à tout moment de l'année. L'élagage des arbres sains est à éviter avant la fin juillet, car les ormes sont plus sensibles aux infections durant cette période de l'année. De plus, la blessure fraîche attirera les scolytes porteurs du champignon (Byers et coll. 1980). En fait, il est recommandé d'élaguer les arbres sains tard à l'automne ou pendant la période dormance. Si un orme devait être blessé (ex. suite à un élagage) au printemps, les blessures devraient être recouvertes avec un produit approprié. L'élagueur doit veiller à limiter la propagation du champignon en travaillant de façon aseptique, tel que décrit dans la norme NQ 0605 200/2001 sur l'entretien arboricole et horticole publié par le Bureau de normalisation du Québec ([Anonyme] 2001).

La MHO peut se transmettre aussi d'un orme atteint vers un arbre sain adjacent via leurs racines qui se greffent naturellement, en particulier lorsque les ormes sont issus de boutures provenant du un même parent. Quelques semaines avant d'abattre un arbre malade, il est avisé de détruire les liens racinaires pouvant exister avec les autres ormes dans un rayon de 15 mètres. Les racines peuvent être coupées mécaniquement en creusant une tranchée ou en utilisant une charrue vibratoire qui permettra de sectionner les liens à une profondeur minimale d'un mètre, à mi-chemin entre l'orme atteint et les ormes sains (Mizicko, and Steinstra 1977; [Anonymous] 2000). Cependant, dans les villes et les quartiers résidentiels, l'utilisation de machinerie lourde et le creusage en profondeur n'est souvent pas envisageable compte-tenu des structures urbaines présentes (trottoir, conduite d'eau, etc.). On devra détruire les greffes de racines entre un orme malade et les ormes apparemment sains qui l'entourent ainsi que les greffes de racines entre ces derniers et le deuxième rang d'ormes apparemment sains.

Un piège collant installé à 3 m sur le tronc permet de mesurer la population de scolytes indigènes.

2. Chimique

La lutte chimique contre la maladie hollandaise de l'Orme (MHO) vise deux cibles : celle du vecteur et celle du champignon. Dans un premier temps, l'utilisation d'insecticides permet de tuer les scolytes. Au fil des ans, divers insecticides ont été utilisés selon les réglementations en vigueur. On pulvérise le produit sur la base de l'arbre (4 m) au début de l'automne, avant la mi-septembre, ce qui permet d'empêcher les scolytes indigènes d'émerger de l'arbre à la fin de l'hiver pour aller se nourrir. Il serait possible de lutter contre le petit scolyte européen en pulvérisant l'insecticide sur l'ensemble de la cime au printemps, mais les pertes dans l'environnement seraient trop grandes et de ce fait, cette procédure est inacceptable du point de vue environnemental.


Dans les secteurs où les populations d'insectes sont importantes, l'utilisation d'arbres pièges peut s'avérer intéressante pour diminuer le nombre de scolytes. Un arbre de moindre valeur est tué par annélation ou avec un herbicide et l'écorce est traitée avec un insecticide comme le chlorpyrifos. L'arbre moribond libère alors des composés chimiques qui attirent les scolytes à venir y pondre. L'orme peut aussi être traité avec des substances attractives pour appâter les scolytes tels des copies de phéromones d'agrégation (Lanier and Jones 1985). L'écorce qui se dessèche empêchera les larves d'émerger (Lanier et coll. 1988). En y pénétrant ou en voulant en sortir, les scolytes entreront en contact avec l'insecticide et mourront. Au cours de l'hiver suivant le traitement, l'arbre pourra être abattu et brûlé pour se débarrasser des scolytes ayant survécu au processus. De plus, ce traitement détruit les couvées de scolytes réduisant ainsi beaucoup le potentiel d'infection subséquent. L'utilisation de pièges appâtés à l'aide d'une phéromone ne s'est toutefois jamais révélée assez efficace pour permettre de réduire l'incidence de la maladie de façon significative (Scheffer et coll. 2008).

Dans un second temps, l'injection de produits antifongiques peut être une avenue intéressante pour les ormes de grande valeur. Cette méthode peut être utilisée de façon préventive et curative. En effet, les substances utilisées visent à empêcher que le champignon s'installe ou se propage plus chez des arbres nouvellement atteints. Cette manœuvre demande cependant un équipement important et beaucoup de main d'œuvre. La méthode coûte cher car le produit utilisé doit être réparti partout dans l'arbre. L'injection du fongicide se fait dans les racines, l'empattement ou le tronc (Euale et coll. 1977). Ceci cause cependant des blessures à l'arbre et l'injection ne devrait être utilisée que lorsque le risque de perdre un arbre de valeur est grand. L'injection préventive de fongicides est plus efficace que l'injection visant à guérir des ormes malades ([Anonymous] 2000). Lorsque l'injection est répétée annuellement, les coûts du programme de lutte augmentent alors de façon importante. Par ailleurs, l'injection d'orme présentant plus de 5 % de mort en cime de même que ceux ayant été infectés par greffes racinaires n'est pas recommandée (Olson et coll. [ND]; Scheffer et coll. 2008).
Les racines greffées peuvent être tuées chimiquement. Le produit est appliqué dans des trous percés en profondeur entre l'arbre infecté et les arbres à protéger. L'application d'un fumigant pour détruire des greffes racinaires ne devrait être utilisée qu'en dernier ressort lorsque les méthodes mécaniques sont impossibles à envisager (Mizicko and Steinstra 1977).
Les produits homologués au Canada pour lutter contre l'agent pathogène de la maladie hollandaise de l'orme contiennent les matières actives suivantes : le carbendazime et le thiabendazole. De plus, le métam est homologué pour détruire les greffes de racines entre des ormes infectés et des ormes sains. Le chlorpyrifos est homologué pour lutter contre le scolyte indigène.

Attention
Il existe une variété de produits chimiques pour lutter contre les insectes, cependant, ceux-ci peuvent être toxiques pour certaines plantes hôtes, des animaux, les êtres humains ou l'environnement en général. Plusieurs peuvent être mortels pour les humains. Pour éviter les dangers pour la santé humaine et l'environnement, le Canada a adopté la Loi sur les produits antiparasitaires (LPA) dont l'application a été confiée à l'Agence de Réglementation de la Loi Antiparasitaire (ARLA; http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/branch-dirgen/pmra-arla/index-fra.php). La catégorie d'utilisation (domestique, commerciale, agricole), les risques pour la santé et l'environnement, les conditions et les restrictions à l'utilisation de chaque pesticide sont décrits sur l'étiquette accompagnant le produit. Il est obligatoire de se conformer aux directives et conditions énoncées sur l'étiquette d'un pesticide. Les provinces peuvent aussi réglementer l'utilisation et les utilisateurs de pesticides sur leur territoire. Pour plus d'information, consulter la base de données de l'ARLA à l'adresse suivante : http://pr-rp.pmra-arla.gc.ca/portal/page?_pageid=53,33557&_dad=portal&_schema=PORTAL

3. Biologique

Les facteurs d (d-factors) permettent une lutte biologique contre les Ophiostoma spp. Ces pseudo-virus peuvent diminuer l'agressivité du champignon en réduisant sa croissance et son développement et en amoindrissant son potentiel d'infection. Le nombre de spores nécessaires pour infecter un orme sain sera plus grand si le champignon est parasité par des facteurs d (Sutherland and Brasier 1997). Il est cependant difficile de les propager car ce ne sont pas toutes les souches d'Ophiostoma qui ont un stade végétatif compatible. La faible diversité génétique d'Ophiostoma novo-ulmi en Amérique du Nord laisse présager que ce type de lutte est possible (Brasier 1996). Avant de pouvoir utiliser cet outil de lutte biologique, certaines questions doivent être résolues, à savoir le mode de distribution des facteurs d et l'homologation de ces derniers (Scheffer et coll. 2008).

Une autre avenue possible de lutte à la maladie hollandaise de l'orme est l'antagonisme bactérien. La bactérie la plus intéressante pour ce type de lutte est Pseudomonas syringae, utilisée expérimentalement sur des essences d'ormes indigènes en Europe (Scheffer and Strobel 1988). Cette bactérie, tout en ayant un fort pouvoir antimycotique, n'a aucun effet pathogène connu sur les ormes. Le mode d'inoculation de P. syringae a une grande influence sur le succès de lutte escompté avec cette bactérie. Les recherches ont par la suite démontré que l'effet protecteur des bactéries dépendait des clones d'ormes. De ce fait, la résistance observée est maintenant interprétée comme une réaction induite de l'arbre plutôt qu'un effet dû à des substances antifongiques produite par la bactérie (Scheffer et coll. 2008).

Finalement, des recherches montrent qu'on peut aussi induire une résistance chez l'hôte en lui injectant un inoculum d'Ophiostoma ulmi non-agressif (Hubbes 2004). Ceci amène l'orme à réagir plus vigoureusement lorsqu'il est confronté à la vraie maladie (Sutherland et coll. 1995). De même, la souche de Verticillium albo-atrum WCS850 a démontré une grande efficacité pour réduire les symptômes et la mortalité causés par la maladie (Scheffer et coll. 2008). Elle est homologuée au Canada, aux Pays-Bas et aux États-Unis.

4. Génétique

La meilleure façon de lutter à long terme est la sélection d'ormes résistants à la maladie (Pomerleau 1970). Les ormes sensibles abattus devraient être remplacés par des ormes hybrides résistants à la maladie ou par des espèces non sensibles : les ormes exotiques, les espèces hybrides (ex. 'Accolade' ci-dessous) ou les lignées particulières d'ormes américains (l'espèce la plus commune), les ormes sibérien, japonais, « Urban » (un croisement entre le sibérien et diverses provenances européennes) ont été reconnus comme étant résistants à la maladie. Plusieurs communautés et pays ont établi un programme de sélection pour obtenir des arbres résistants ou moins atteints par la maladie qui soient aussi adaptés à leurs conditions climatiques. La sélection d'arbres tolérants ou résistants à la maladie se poursuit dans le but de créer des ormes d'Amérique peu sensibles à la maladie (Townsend et coll. 2005). L'orme 'Liberty' est fort promu par une organisation américaine (Elm Research Institute). En fait, c'est un ensemble de six cultivars d'ormes américains qui présentent des tolérances variables à l'agent pathogène. Il est considéré comme l'orme le plus planté actuellement. D'autres sélections ou croisements prometteurs ('Discovery, 'Prospector', 'Patriot' et autres) permettent d'espérer que l'orme reprendra un jour sa place de choix dans les villes et les campagnes. En Amérique, c'est l'orme 'Accolade' (ou Ulmus 'Morton' considéré comme un hybride entre U. japonica et U. wilsoniana) très résistant à la maladie qui se montre le plus prometteur (Smalley and Guries 1993). Bien que de taille plus petite que l'orme d'Amérique, il présente une forme en éventail semblable à ce dernier.
Au Canada, la recherche d'ormes d'Amérique résistants à la MHO et adaptés à notre climat est coordonnée par l'Université de Guelph. Selon les prévisions de l'Elm Recovery Project (Anonyme 2007), des semences d'arbres génétiquement résistants pourraient être disponibles en 2018, après 20 ans de recherche et 70 ans de pression de sélection sur l'orme au Canada.

5. Les étapes d'un programme de lutte intégrée

A l'heure actuelle, la maladie hollandaise de l'orme ne peut être complètement enrayée une fois qu'elle s'est installée dans un peuplement. Cependant, l'instauration d'un programme de lutte intégrée (Kondo 1982) peut ramener le taux de mortalité à un seuil se rapprochant d'une mortalité naturelle.

  1. Planification d'un programme de lutte.
  2. Établissement d'une surveillance des ormes.
  3. Mesurer la densité de scolytes vecteurs.
  4. Abattage des ormes atteints.
  5. Destruction des greffes de racines au besoin, en particulier lorsque les ormes plantés en alignement proviennent de boutures issues d'un même parent.
  6. Assainissement : élagage préventif et abattage préventif des arbres morts ou sénescents.
  7. Diminution de la population d'insectes vecteurs par application d'insecticides.
  8. Injection des ormes de grande valeur.
  9. Plantation d'ormes résistants à la maladie.
  10. Surveillance régulière des ormes, entre autres pendant les accalmies de la maladie.
  11. Recherches additionnelles sur les moyens de lutte contre la maladie.

Références

Références

  1. [Anonyme]. 2001. Entretien horticole et arboricole. Bureau de Normalisation du Québec, Norme 0605/200-2001, 153 pp. http://www.bnq.qc.ca:NQ 0605 200
  2. [Anonymous]. 2000. Dutch Elm Disease and its control. University of Illinois Extension. Report on Plant Disease No 647, 11 pp.
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  5. Byers, J.A.; Svihra, P. and Koehler, C.S. 1980. Attraction of elm bark beetles to cut limbs on elm. J. Arboric. 6: 245-246.
  6. Direction de l'environnement et de la protection des forêts. 2003. Maladie hollandaise de l'orme. http://www.mrn.gouv.qc.ca/forets/fimaq/insectes/fimaq-insectes-maladies-hollandaise.jsp consulté en janvier 2008.
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  8. Hubbes, M. 2004. Induced resistance for the control of Dutch elm disease. Investigación Agraria: Sistemas y Recursos Forestales 13: 185-196.
  9. Kondo, E.S. 1982. Integrated systems of control of Dutch elm disease in Canada. Pages 129-137 in Proceedings of the Dutch Elm Disease Symposium and Workshop, October 5-9, 1981, Winnipeg, Manitoba. Canadian Forestry Service, Forest Pest Management Institute, Sault Ste. Marie, Ontario, Manitoba Department of Natural Resources, Winnipeg, Manitoba. 517 p.
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Auteurs

Auteurs

Josée Grondin et Pierre DesRochers

Réviseurs

Réviseurs

Danny Rioux

Photos
  • Ophiostoma ulmi (Buisman) Nannf.

    Vaisseaux conducteurs infectés sous l’écorce

  • Ophiostoma ulmi (Buisman) Nannf.

    Orme affecté

  • Ophiostoma ulmi (Buisman) Nannf.

    Flétrissement des feuilles

  • Ophiostoma ulmi (Buisman) Nannf.

    Flétrissement des feuilles

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