Arpenteuse tardive

Type d'insecte Ordre : Lepidoptera
Famille : Geometridae
Latin : Operophtera brumata (L.)
Français : Arpenteuse tardive
Anglais : Winter moth
Carte de répartition

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Carte de répartition

Distribution

Colombie-Britannique, Île-du-Prince-Édouard, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse

Micro-habitat(s)

Bourgeon, Feuille

Dommages, symptômes et biologie

Plusieurs feuillus (tilleul, orme blanc, érable rouge et de Norvège) mais en particulier les chênes et les pommiers, peuvent être attaqués par l’arpenteuse tardive, un insecte défoliateur qui dépose ses oeufs le long du tronc, dans le lichen ou les crevasses de l’écorce. Pratiquement dépourvu d’ailes, le papillon femelle est incapable de voler et il doit grimper le long du tronc pour déposer ses oeufs aux endroits appropriés. L’éclosion a lieu un matin de printemps et les jeunes larves émergeantes, de couleur vert jaunâtre, se laissent pendre au bout d’un fil et, portées par l’air chaud ascendant, elles atteignent la cime. Les jeunes larves du premier stade s’attaquent aux bourgeons et celles des autres stades dévorent le feuillage, la plupart du temps au cours de la dernière quinzaine de juin. Les arbres peuvent être défoliés sévèrement et les larves manquer rapidement de nourriture. Elles se laissent alors tomber au sol par milliers. En milieu urbain, ce phénomène s’ajoute aux dégâts provoqués par l’insecte. Certaines larves matures s’enroulent cependant dans des feuilles. Si les arbres sont défoliés partiellement durant quatre années consécutives, la mortalité des branches et des rameaux attaqués peut être élevée et les arbres peuvent mourir si la défoliation est complète durant un laps de temps équivalent. En Nouvelle-Écosse, environ 40 % des peuplements de chênes rouges ont été ainsi été tués en certains endroits.

Des trous de petite taille dans les feuilles peuvent laisser soupçonner la présence de jeunes larves, mais l’observation des chenilles de couleur vert clair et qui se déplacent en arquant le dos comme le font toutes les arpenteuses est quasi nécessaire pour confirmer le diagnostic.

Commentaires

L’arpenteuse tardive est d’origine européenne et asiatique et elle a été introduite en Amérique du Nord avant 1930. Par la suite, on l’a retrouvée en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et au sud du Nouveau-Brunswick et elle semble s’être établie à demeure dans les Maritimes. Elle est apparue sur l’Île de Vancouver en 1977. Dans l'ouest du Canada, l'arpenteuse tardive est un défoliateur important des arbres fruitiers et du seul chêne indigène de cette région, le chêne blanc de Garry.

Pour lutter contre l’arpenteuse tardive, on a eu recours, en Nouvelle-Écosse, à deux parasites non indigènes qui se sont avérés efficaces pour le contrer. On utilise aussi le Bacillus thuringiensis comme insecticide biologique, lequel est davantage connu pour les services qu’il rend dans la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette. Dans l’ouest canadien, l’arpenteuse tardive est considérée comme un ravageur des canneberges.

Hôte(s) principal(aux)

Chêne, chêne bicolore, chêne blanc, chêne de Garry, chêne de Shumard, chêne des marais, chêne écarlate, chêne ellipsoïdal, chêne jaune, chêne nain, chêne noir, chêne rouge, pommier, pommier du Pacifique, pommier odorant

  • Operophtera brumata (L.)
    Mâle
  • Operophtera brumata (L.)
    Larve
  • Operophtera brumata (L.)
    Larve
  • Operophtera brumata (L.)
    Femelle imago grimpant sur l'arbre hôte
  • Operophtera brumata (L.)
    Femelle avec ailes réduites