Spongieuse

Type d'insecte
  • Ordre : Lepidoptera
  • Famille : Lymantriidae
  • Latin: Lymantria dispar (Linnaeus)
  • Français : Spongieuse
  • Anglais : Gypsy moth
  • Synonyme(s) : Porthetria dispar (Linnaeus)
Description

Distribution

Est du Canada

Régime et comportement alimentaire

Phytophage / Phyllophage / Défoliateur libre

Micro-habitat(s)

Aiguille, Feuille

Dommages, symptômes et biologie

Le dommage est causé uniquement par la chenille de la spongieuse qui s’alimente dès la formation des feuilles au mois de mai. On observe alors de jeunes larves poilues de couleur noire qui se nourrissent en perforant des petits trous sur la surface des feuilles. Aux stades plus âgés, la chenille dévore entièrement la feuille; son corps foncé, orné de longs poils très abondants, est alors tacheté de tubercules de couleur rouge et bleu sur le dos et la larve peut mesurer jusqu’à 65 mm à maturité.

Un autre symptôme qui caractérise la spongieuse est la présence, dès la fin de juillet, de masses d’oeufs d'aspect spongieux recouvertes de poils chamois provenant de l’abdomen de la femelle, que l’on retrouve sur les troncs, les branches ou sur des débris près des arbres défoliés.

Lors de fortes épidémies, les arbres et arbustes sont complètement défoliés sur de grands territoires. Malgré la capacité des arbres à refaire leur feuillage au cours de l’été, les dommages entraînent une importante réduction de croissance. Les arbustes et plantes de sous-bois peuvent aussi être affectés.

Les larves âgées se nourrissent la nuit; le jour elles se cachent en groupe dans des endroits ombragés, surtout dans la litière près des troncs d’arbres atteints. Lorsque l’arbre est complètement défolié, les larves quittent l'arbre et migrent en groupe à la recherche de nouvelles sources de nourriture.

Au terme du développement larvaire, les chenilles pupent souvent dans les endroits ombragés où elles se réfugiaient le jour. Les adultes émergent en juillet et les femelles, incapables de voler parce que trop lourdes, peuvent pondre jusqu’à 1000 oeufs par masse, souvent près du site de pupaison. C’est au stade oeuf que l’insecte passe l’hiver.

Commentaires

Espèce d’origine eurasienne, la spongieuse a été introduite en 1869 aux États-Unis et est devenue l’un des principaux défoliateurs des feuillus en Amérique du Nord. Cet insecte polyphage s’alimente également sur des conifères.

Au Canada, la spongieuse a été détectée pour la première fois en 1912 en Colombie-Britannique, où des masses d’œufs avaient été introduites accidentellement sur de jeunes cèdres provenant du Japon. Cependant, la première infestation au pays s’est produite en 1924 dans le sud-ouest du Québec, près de la frontière américaine, suivi d’une autre en 1936, au Nouveau-Brunswick. Dans les deux cas, l’insecte fut éradiqué par des campagnes intensives de récolte des masses d’oeufs. L’insecte fut à nouveau retrouvé au Québec en 1955 et depuis, la spongieuse s’est établie dans le sud de l’Ontario, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse ainsi qu’en Colombie-Britannique. Elle se manifeste annuellement à des degrés divers, selon les régions.

Comme organisme de quarantaine, la spongieuse est sous la surveillance de la Division de la production et de la protection des végétaux de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Un inventaire annuel des populations est effectué à l’aide de pièges à phéromone depuis 1954.

Comme les aires d’infestations peuvent couvrir de grandes superficies, des programmes de lutte aérienne ont été développés par le passé dans diverses provinces du Canada et aux États-Unis. Depuis 1975, toutes les populations de spongieuses détectées en Colombie-Britannique ont été éradiquées de manière à empêcher l'établissement de ce ravageur dans la province.

Pour protéger les arbres isolés ou d’ornement, il est recommandé de ramasser et de détruire les masses d’œufs que l’on retrouve à l’automne sur les arbres, les pierres ou tout autre objet. Au mois de juin, on peut récolter les larves âgées lorsqu’elles se rassemblent dans des endroits ombragés en ceinturant la base des troncs avec du papier goudronné.

Autres sources

Information sur les hôtes

Hôte(s) principal(aux)

Aubépine à fruits piriformes, aubépine dorée, aubépine duveteuse, aubépine écarlate, aubépine ergot-de-coq, aubépine flabelliforme, aubépine noire, aubépine occidentale, aubépine ponctuée, aubépine succulente, aulne à feuilles minces, aulne crispé, aulne de Sibérie, aulne de Sitka, aulne glutineux, aulne rouge, aulne rugueux, aulne tendre, bouleau à papier, bouleau gris, caryer, cerisier / prunier, chêne à gros fruits, chêne bicolore, chêne blanc, chêne de Garry, chêne de Shumard, chêne des marais, chêne écarlate, chêne ellipsoïdal, chêne jaune, chêne nain, chêne noir, chêne rouge, Épinette, Érable à sucre, Érable rouge, frêne, hêtre à grandes feuilles, mélèze, orme d'Amérique, peuplier, peuplier faux-tremble, pin, pommier, pruche du Canada, sapin baumier, saule, tilleul à petites feuilles, tilleul d'Amérique

Photos
  • Lymantria dispar (Linnaeus)

    Stade de la préchrysalide attachée à une feuille

  • Lymantria dispar (Linnaeus)

    Peuplement de bouleau gris sévèrement défolié

  • Lymantria dispar (Linnaeus)

    Nymphose : chrsysalide rejetant sa dernière mue larvaire

  • Lymantria dispar (Linnaeus)

    Nymphose : chrsysalide rejetant sa dernière mue larvaire

  • Lymantria dispar (Linnaeus)

    Nymphose : chrsysalide rejetant sa dernière mue larvaire

  • Lymantria dispar (Linnaeus)

    Nymphose : chrsysalide rejetant sa dernière mue larvaire

Plus de photos...

Date de modification :